J’aime beaucoup la philosophie des Lumières et j’adore inventer des petites histoires rigolotes !
Alors quand il s’agit d’expliquer les contradictions voltairiennes tout en faisant ma valise, ça donne ça…

Un jour, Voltaire est allé voir Rousseau (en fait, contrairement à la rumeur, ils ne se détestaient pas tant que ça !) avec son Candide ou l’optimisme sous le bras et il lui a dit :

« c’est quand même incroyable que je ne parvienne pas à mettre complètement en question la philosophie neu neu de ce grand niais de Leibnitz. Je sens bien que ma réponse à son optimisme à la noix est incomplète puisque, au terme de mon ouvrage, je ne propose pour seule réponse pour faire avec le Mal du monde que de travailler sans raisonner. Or tu m’accorderas, mon cher Emile, que venant d’un philosophe de mon rang, qui a toujours affirmé sa foi inébranlable dans la raison, c’est tout de même un peu paradoxal !

Voyant son ami si désapointé, Rousseau fut pris d’un soudain altruisme et demanda :

« Tu es toujours déiste, mon bon vieux Voltaire ? Tu crois toujours en Dieu, hein ?

- Pour sûr, plus que de raison !

- Et bien il est là LE problème, mon vieux. Si tu veux vraiment mettre en question Leibnitz, il faut modifier ton postulat. Tu justifieras l’existence du Mal dans le monde et ta réponse sera vraiment complète que si et seulement si tu pars du principe que Dieu n’existe pas. Alors là, le Leibnitz, il pourra aller se rhabiller. Pan dans ses dents !

- Holala ! Mais tu ne te rends pas compte de ce que tu me demandes, là ? Candide est fini, bouclé je ne reviendrai pas dessus.

- Alors mon pote, si tu ne veux pas passer pour un âne, il faut présentement aller cultiver ton jardin. Moi je vais de ce pas parcourir les forêts immenses et rédiger mes confessions… fous moi la paix avec tes histoires, et arrête d’écrire des pamphlets pour dire à tout le monde que je suis mort ! Ca devient génant à la fin…

A suivre