J’apprends qu’il est possible, du moins envisageable, que notre façon d’enseigner la langue française, à  nous professeurs de français en collèges, risque de subir, d’ici quelques temps, un ou deux petits changements ! Bien sûr, il s’agit d’une litote (un procédé d’atténuation) pour signifier qu’en réalité nous allons peut-être d’ici quelques années subir une nouvelle réforme.
Personnellement, je fais partie de la génération « travail en séquences » et je m’oppose donc, par ma formation, (m’opposer est ici un procédé d’exagération, une hyperbole !) à  la génération du « c’est lundi c’est ravioli » !

Mais je m’explique afin de rendre mon propos plus accessible aux néophytes-fidèles-lecteurs de mon blog (:

Lorsque j’ai passé le concours pour devenir prof certifiée, labellisée, il fallait absolument intégrer et mettre en application la notion de séquences d’enseignement. C’était le grand truc… et l’idée est loin d’être stupide ! En réalité, on décloisonne les apprentissages, on arrête de fragmenter la langue française, de la transmettre par petits bouts compacts ; on évite de distinguer conjugaison, grammaire, orthographe, significations du texte… puisqu’on aborde alors ce même texte dans son unité, selon des objectifs d’apprentissage qui ne dissocient plus, comme le faisaient nos ancêtres, les différents aspects de notre langue magnifique ! Je sais, ça a l’air confus comme ça ! Il m’a personnellement fallu un an d’étude acharnée pour finir par comprendre ce que ça voulait dire et obtenir un joli 14 à  l’écrit du concours interne ! Et pour finir, je l’avoue, par aimer cette façon intelligente de travailler (intelligente dans le sens de faire des liens) et d’aborder notre langue ! Même si cette façon a quelques revers : beaucoup moins de grammaire de phrases et intégration fulgurante, dans notre jargon pédagogique, de tout les paradigmes lexicaux de nos lointains cousins… les stylisticiens ! Ainsi, c’est à  grands coups de typologie des discours et d’énoncés ancrés dans la situation d’énonciation que nous enseignons des choses assez simples, finalement ! Bref…

MAIS QU’APPRENDS-JE AUJOURD’HUI ??????
Qu’il est possible, du moins envisagé par certains fondamentalistes, que nous revenions unanimement aux vieilles casseroles de la famille Groseille ! C’est-à -dire que l’on va refermer les fenêtres et recloisonner tout ce que l’on a décloisonné pour revenir aux petites cases : lundi conjugaison ; mardi lecture ; jeudi orthographe et vendredi rédaction…

Je me demande songeuse si l’Education Nationale a envisagé la réforme « Ayons confiance dans les profs« , quelle que soit leur méthode d’enseignement !
Puisque finalement, on se fiche des casseroles utilisées par un cuisinier pourvu que ce qu’il nous serve à  table soit réussi, non ??? Bon ce n’est pas si simple…

Allez, je fais un rêve de prof (qui risque un jour, comme les plus anciens, de se voir imposer de nouvelles méthodes de travail )
Je fais confiance aux profs, tu fais confiance aux profs, vous avez fait confiance aux profs, nous ferons confiance aux profs… Et demain, un enfant aux cheveux d’or viendra nous sauver du marasme des réformes à répétitions qui déconstruisent et reconstruisent indéfiniment de nouvelles méthodes d’enseignement !