Oui, en ce moment je m’imagine assez bien sur mon île déserte. Sans copies à corriger, sans les dernières mises au point de la pièce que mes élèves joueront dans une quinzaine de jours, sans stress, sans compagnon, sans chien, sans chatte, sans la perspective de ce dernier mois de cours, toujours plus difficile que les autres, ni celle du brevet des collèges où je serai de correction les 2 et 3 juillet puisque l’on m’y a cordialement conviée …pffffffff… Il y a des années comme ça qui sont particulièrement épuisantes ! Celle-ci le fut, l’est pour moi, à plus d’un titre…

Sur mon île. Seule.
Avec mes livres…
Pas forcément longtemps, mais juste assez de temps pour me ressourcer, faire ce que Sénèque préconisait : mon examen de conscience, me balader, écrire, dormir et lire.

Je ne lis plus.
Je n’ai plus le temps, plus de disponibilité pour les personnages de papier. Cette année, j’ai l’impression de n’avoir fait que commencer des livres que je n’ai pas finis. J’ai d’ailleurs un peu honte, même si Pennac, dans ses droits inaliénables du lecteur, m’accorderait volontiers la légitimité de l’inachèvement de mes lectures.

Alors, j’emmènerais aussi sur mon île déserte, dans ma valise à livres, quelques ouvrages qui m’ont plu et dont j’ignore encore la fin…

Melnitz de Lewinsky.
Les autres d’Alice Ferney
Chagrin d’école de Pennac
Seul dans le noir de Paul Auster
Le système périodique de Primo Levi

A suivre…