Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre la Terre malade, voilà ce que je dirais :

les Hommes d’Occident ayant commencé par exterminer ceux de l’Amérique, puis par réduire en esclavage ceux de l’Afrique, ils ont dû mettre leur puissance à l’épreuve en se mesurant à la Terre.

La vie serait trop monotone, si l’on ne saccageait pas le monde.

La Terre dont il s’agit peut être si sauvage, si cruelle, si imprévisible, qu’il est presque impossible de la plaindre.

On ne peut se mettre dans l’esprit que la volonté de plaisir, naturellement au service de nos sens, nous exhorte un jour à prendre conscience de ce que nous faisons.

Il est si naturel de ne penser qu’à soi, que je ne vois pas pourquoi nous nous étonnerions de la disparition des espèces animales ou végétales, soi-disant victimes de nos agissements.

On peut juger de la grandeur d’une civilisation à son aptitude à la destruction, qui, chez les peuples de Mongolie qui ne sont pas du tout civilisés, est presque totalement absente.

Une preuve que la Terre est inutile, c’est que certains scientifiques du monde – les plus éminents – envisagent, à terme, le déplacement de l’espèce humaine vers une autre planète.

Il est impossible que nous supposions que ces gens-là ne soient pas dignes de confiance, parce que si nous doutions de leur intelligence nous mettrions du même coup la nôtre en question.

De petits esprits exagèrent trop le mal que nous faisons à la Terre. Car si ce mal était tel qu’ils le disent, ne serait-il pas venu à la tête des plus grands financiers, qui font entre eux tant de belles choses, d’en faire une bien plus grande à l’égard de la planète ?