Voilà… ce qui devait arriver, est arrivé ce matin ! De manière chronique, je souffre de maux de ventre qui peuvent aller de la petite gène tout à fait vivable à la douleur absolument insupportable ! Depuis environ quatre ans, je passe ma vie à déambuler entre ces deux pôles, tout en sachant qu’à certains moments, quand le stress se mêle à la fatigue, à une mauvaise alimentation, ou à une difficulté à vraiment décompresser, la petite douleur monte, monte, monte jusqu’à finir par me dévorer le bide. Je vis alors des espèces de crises plus ou moins intenses où la douleur me fait un mal de chien.

De même qu’il est difficile de décrire avec précision une douleur que l’on ressent, il est presque impossible d’en parler quand elle disparaît. Dans tous les cas, elle nous isole beaucoup du monde car tant qu’elle ne porte pas de nom reconnu par les scientifiques, elle demeure totalement abstraite pour les autres !

Bref, ce matin – après une nuit bien agitée – je me suis rendue au collège où je devais surveiller le brevet. Je note, par ailleurs, que depuis plusieurs jours, je sens monter la douleur et cette nuit a été assez terrible, et le réveil précoce.
Arrivée au collège, j’ai attendu un peu avec les collègues jusqu’à ce qu’on nous emmène récupérer les fiches de consignes, les copies etc. Et là, paf ! J’ai senti que j’allais tomber !

Finalement, j’ai passé un petit moment à l’infirmerie où j’ai pu prendre rendez-vous chez le médecin qui m’a vue ce matin ! Je ferai une échographie de l’abdomen la semaine prochaine, en sachant très bien (pour en avoir déjà fait une, aux Urgences, il y a trois ans) que je n’ai rien ! C’est juste le stress et la difficulté à évacuer la pression.

Donc je n’ai pas surveillé le brevet et, à l’heure qu’il est, je ne connais même pas le sujet qui est tombé ! J’ai passé une bonne partie de ma journée à dormir et là, ça va ! Je vais un peu mieux …

Mais sincèrement ces vacances, après le boulot abattu cette année, vont vraiment être les bienvenues ! Et qu’on ne vienne pas me dire que les profs en ont trop !