Bien que n’ayant aucune attirance pour la plupart des jeux d’argent, je suis devenue – avec sa démocratisation il y a quelques années, notamment liée à la prolifération des sites internet et la diffusion sur Canal Plus du World Poker Tour, présenté par Patrick Bruel, ex-champion du monde – une fervente amatrice de poker (à un très petit niveau !!)
Pour mon retour ici, après le grand chantier dans ma vie que je vous raconterai peut-être plus tard, je vais donc vous parler du poker. Sujet frivole, s’il en est, mais tellement passionnant !
Le poker n’est pas à proprement parler un jeu de chance ; c’est avant tout un jeu qui exige de la stratégie et de l’observation. C’est dans cette mesure qu’il me plaît car s’il ne faut que quelques minutes pour en comprendre les règles, seule une longue pratique faite d’observation, de réflexion et d’audace, permettra de devenir un bon joueur.
La plupart des joueurs en ligne connaissent certes quelques ficelles du poker mais ne sont pas d’excellents joueurs ! Trop avides, ils cherchent à gagner beaucoup et rapidement ; beaucoup trop rapidement. Et ils perdent vite la tête, dilapidant en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les gros pots qu’ils ont pu amasser.
Or, s’il est bien un état dans lequel il vaut mieux être pour remporter une partie, plus exactement un tournoi, c’est la patience.
La patience est le maître-mot du poker ! Généralement, ceux que l’on retrouve à la dernière table d’un tournoi, n’ont pas joué à tord et à travers, comme on cocherait de manière providentielle des grilles de loto. Et s’ils ont bluffé sur certains coups, on bluffe toujours un peu, cela ne peut être une certitude pour personne. Un bon joueur ne laisse pas deviner son jeu, en effet, et il garde pour lui la fierté de remporter un pot sans n’avoir rien en main.
En « réel », le poker permet de développer un sens de l’observation très intéressant et, pour soi-même, d’apprendre à contrôler ses émotions et devenir impassible. J’ai fini honorablement quelques (petits) tournois parce que sous mes airs un peu naïfs, je suis quelque fois particulièrement bien parvenue à cacher le jeu médiocre ou, au contraire, la belle paire d’as que j’avais en main. Avec elle, on a plus de 80 % de chances de remporter le pot ! Elle est rare et elle se joue la plupart du temps dans l’espoir que l’autre la payera très cher. La plupart du temps car il peut arriver de perdre même avec la plus belle main qui soit.

Finalement, le poker ressemble beaucoup à la vie et exige des qualités qui sont précieuses pour mener à bien sa barque mais, comme disait Kipling, ça c’est une autre histoire…