Dans notre société, on adule ou on déteste : il n’y a pas de juste milieu. Ainsi, quand l’un de ceux qui a été adulé passe de l’autre côté, notre société le charge de ses propres maux : les frustrations des précaires face aux riches, le sentiment d’injustice des plus pauvres quand on leur met sous le nez les conditions de vie des plus aisés.

Il n’y a pas de juste milieu. L’homme de la rue se nourrit de la vie des stars, en alimente ses fantasmes les plus inavouables et se délecte de la vie des « people » en remplissant sa vie vide et dérisoire d’anonyme, des illusions que suscite chez lui la simple évocation de la célébrité… mais qu’on ne s’y trompe pas, il n’y a aucun amour là dedans ! Projetant dans la star les rêves les plus fous, inaccessibles de sa misérable existence, il n’hésite pas à condamner, à juger, à se venger de son sentiment de nullité sur la star mise à l’index.

il n’y a pas, il ne peut y avoir de juste milieu dans une société qui a fait de l’excès et de la confusion sa ligne de conduite.

Roman Polanski en prison ??? C’est bien fait pour lui !!! Il n’avait qu’à pas abuser de la naïveté d’une enfant de treize ans !
Cela fait trente deux ans ? Polanski venait de voir sa femme assassinée, était-il un peu perdu ? Il nous a ensuite apporté toute l’intelligence de ses films excellents ? Qu’importe ? Il est passé de l’autre côté ! Là où les aisés du monde n’inspire plus le rêve et la merveille des paillettes mais deviennent le réceptacle des frustrations des hommes ordinaires et de leur vengeresse vacuité.