janvier 2010

Archive mensuelle

Les hommes et leur(s) maman(s)… Doris Lessing, encore !

Posté par le 31 jan 2010 | Dans : Le coin critiques

Doris Lessing me berce, me transporte… Rares sont les auteurs dans l’écriture desquels j’entre avec une telle aisance. Généralement, il y a toujours des zones de résistance, des trucs auxquels j’adhère moins ! Avec Doris Lessing, non ! Je pénètre et me laisser porter… sachant que je trouverai, ici ou là, l’expression d’un sentiment, d’une idée que je n’avais pas formulés.

Mon dernier livre lu : les grands-mères.

Il y a dans le titre l’ironie de l’auteure qui a passé l’âge de séduire. Ainsi le récit est à lire à rebours de ce titre, comme si le temps s’était figé dans un avant toujours renouvelé, pour ces deux femmes mûres, narcissiques et fatales, amies d’enfance, chacune la maîtresse du fils de l’autre.

Les mères, jeunes et charmantes, épouses des fils incapables d’émancipation, sont quant à elles, en creux, des femmes-prétextes ou fonctionnelles.

L’histoire sulfureuse commence sur cet immoral non dit et s’achève dans un grand éclat de rire … marquant la certitude de ces deux vieilles redoutables de n’avoir jamais cessé d’être les favorites et de transcender le temps.

Dans ce récit court et léger, Doris Lessing semble s’amuser beaucoup et nous rappelle qu’en (tout) homme demeure un petit garçon en quête de maman(s). Mais rassurons-nous, le féminisme de Lessing n’est pas un réquisitoire contre les hommes ; il est juste un peu acidulé !!

Relooking

Posté par le 30 jan 2010 | Dans : Sans conséquences…

Allez hop ! Lulubie a une lubie… aujourd’hui, on change de tête !

Mémoires d’une survivante, Doris Lessing

Posté par le 17 jan 2010 | Dans : Le coin critiques

Dans les Mémoires d’une survivante, la narratrice – dont nous comprenons qu’elle était jadis une femme bourgeoise et cultivée, qui jouissait de quelques privilèges sociaux – assiste depuis sa fenêtre à la décomposition du monde. Nous sommes, avec elle, transportés dans les temps d’après la civilisation, dans l’anarchie qui succède à l’ordre et à l’obéissance aux règles d’un jeu de masques, dont l’individu n’était que l’un des infimes rouages, et observons la dislocation totale de la société.
Quand le monde s’écroule, quand les repères éclatent, quand plus rien de ce que nous avons connu n’existe, que reste-t-il ? A quoi pouvons-nous nous raccrocher ?

La narratrice trouve sa réponse en traversant le mur, fragile, de la réalité ; en découvrant derrière ce mur tout un monde changeant, mouvant qu’elle va explorer.
Ce monde qui ne peut être qu’intérieur et presque inconscient, que Doris Lessing transforme en espace infini à découvrir, voilà le tour de force de ce roman ! Faire de ce monde intime, un paysage aux multiples facettes – quand la réalité disloquée rend toute marche cohérente impossible – voilà la grande originalité de ce récit apocalyptique !

Roman noir, visionnaire qui flirte avec le fantastique tout autant que la science fiction, Les Mémoires d’une survivante disent la fin de l’ordre du monde et invitent à considérer l’existence d’une terre d’accueil en soi ; un paysage intérieur devenant alors l’unique refuge quand tout autour se morcelle et s’effondre… jusqu’à l’idée-même que nous nous faisons de l’humain !

Etonnante Doris Lessing qui parvient, par de petites touches personnelles et intimes, à transmettre des émotions, des impressions universelles. Le personnage « lessingien » unique, et je dirais presque banal, devient alors un miroir tendu à notre humanité et soumet à notre réflexion des thèmes aussi riches et complexes que la féminité, l’éducation, la responsabilité, la socialisation, la politique ; miroir dans lequel nous sommes tout autant exhortés à contempler l’échec ici consumé de la civilisation occidentale que ce qu’il y a en nous de plus ineffable et pourtant, sans doute, de plus communément partagé.

Lorsque le grand Zidane disait » et oui c’est la reprise »

Posté par le 14 jan 2010 | Dans : Actualités, Sans conséquences…

Pourquoi ce titre, me demanderez-vous, qui à l’heure d’aujourd’hui ne correspond à rien du tout ? Et bien tout simplement parce qu’il m’amène quotidiennement une foule de visiteurs !
C’est incroyable le nombre de personnes qui, dans leur moteur de recherche, tapent « Zidane, et oui c’est la reprise » (ce qui correspond grosso modo à un titre que j’ai donné à l’un de mes fabuleux articles il y a quelques mois) et tombent chez moi, par pur hasard.

Voilà donc un immense penseur dont l’acuité intellectuelle s’apprête à pénétrer la haute et intemporelle sphère des mythologies.
Barthes n’a qu’à aller se rhabiller… non mais !

N.B : Je parle de Roland bien sûr… Pas de Fabien mais bon, tout le monde aura compris je pense ☺

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