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Dans les coulisses du « climategate »…

Créé par le 12 déc 2009 | Dans : Actualités

Bien que les médias français ne s’en soient pas véritablement emparés, je suppose que vous avez entendu parler, à l’heure du sommet de Copenhague, de cette étrange et nébuleuse affaire qui a pris le doux nom de « climategate » !
Si non, et bien je vous raconte…

Il y a quelques semaines, des pirates informatiques ont rendu publique sur internet, une série de plusieurs centaines de mails privés, qu’auraient échangé, il y a une dizaine d’années, des scientifiques du climat.
Dans ces mails, il serait question d’une ruse, d’un trucage, d’une astuce pour falsifier les chiffres du réchauffement climatique de raison anthropique. Les scientifiques du GIEC nous auraient en effet fait croire à un réchauffement climatique alors qu’en réalité, les températures stagneraient et même auraient plutôt tendance à diminuer !

Les climato-sceptiques, s’emparant de cette bombe inespérée, tentent aujourd’hui de jeter le bébé avec l’eau du bain en parasitant les décisions prises à Copenahgue…

Il est intéressant aujourd’hui de lire les commentaires relayant la bonne parole des climato-sceptiques, sur le net, et d’y déceler, plus que le mépris et la désinvolture, la négation du bon sens !
Négligeant avec superbe l’opportunisme de la révélation des mails – elle tombe en effet si bien qu’elle ne peut être que douteuse – leur discours se résume à une sacro sainte vérité dont ils seraient les illustres détenteurs et fervents défenseurs : on nous a menti, on nous a fait peur pour rien !

Et les voilà qui tentent, bon an mal an, d’opposer à la grande théorie du complot réchauffiste, judéo-franc maçonnique, leur vision libérale et carnassière du monde !

Puisqu’en effet, Madame la Marquise, vous ne le saviez pas mais tout va très bien, en réalité ! Les modes de consommation des pays capitalistes n’ont véritablement aucune conséquence sur l’environnement ! Vous vous êtes fait un peu de soucis ? Yann Arthus Bertand et Nicolas Hulot vous ont un peu fait peur ? Faites fi de tout cela : le monde ne s’est jamais porté aussi bien !
Cessez donc de vous culpabiliser…

Ce qui est terrible c’est que cette affaire en dit finalement plus long sur l’état de la planète que tous les rapports des scientifiques !
Etre obligé de ressortir du sac la vieille idée du complot pour mettre en péril des décisions environnementales mondiales, c’est reconnaître l’urgence de ces décisions et leur possible impact. C’est finalement consentir à prendre le sommet de Copenhague au sérieux !

On n’adresse plus un haussement d’épaules navré, sceptique et cynique à la planète, on sort les bazooka et tente de tirer dans le tas !

Effarant !

La crise de l’éducation (suite) – L’autorité

Créé par le 14 nov 2009 | Dans : Actualités, une vie de prof

Voici une définition très porteuse de l’autorité, que je vous propose ici. Elle nous vient de Myriam Revault Allonnes, qui est philosophe et professeur des Universités, et complète l’analyse de la crise de l’éducation de Hannah Arendt, tout en nous conduisant à mettre en relation AUTORITE et TRANSMISSION.


« Qu’en est-il de l’autorité dans un monde où l’arrachement à la tradition et au passé a pris valeur de mot d’ordre ? Que devient l’autorité lorsqu’elle se trouve confrontée à l’individualisme et à l’égalisation démocratique et que de surcroît le futur comme c’est le cas aujourd’hui se dérobe à toute espérance ?
L’autorité ne se confond pas avec le pouvoir. Elle appelle la reconnaissance plus qu’elle ne requiert l’obéissance. Elle se déploie dans la durée alors que le pouvoir est d’abord lié au partage de l’espace. Parce qu’elle assure la continuité des générations, la transmission, la filiation, tout en rendant compte des crises qui en déchirent le tissu, elle est une dimension fondamentale du lien social.
Si pour nous l’autorité est encore porteuse de sens, ce n’est pas parce qu’elle se réclame d’un monde vétuste, mais parce qu’elle nous fait naître neufs dans un monde plus vieux que nous. Qu’est-ce que l’autorité, sinon le pouvoir des commencements, le pouvoir de donner à ceux qui viendront après nous la capacité de commencer à leur tour ? Ceux qui l’exercent mais ne la détiennent pas autorisent ainsi leurs successeurs à entreprendre quelque chose de nouveau, c’est-à-dire d’imprévu. Commencer, c’est commencer de continuer. Mais continuer, c’est aussi continuer de commencer. »

La crise de l’éducation, Hannah Arendt

Créé par le 13 nov 2009 | Dans : Actualités, une vie de prof

Analysant, dans ce petit article tiré de La crise de la culture, la crise du système scolaire américain, Hannah Arendt considère que la crise que traverse aujourd’hui l’éducation est liée à trois raisons, qu’elle appelle « idées de bases ».

la première consiste à avoir affranchi l’enfant de l’autorité de l’adulte et à avoir considéré, non plus l’enfant comme un être en devenir, mais comme un être, accompli, à part entière. Ainsi, l’on a reconnu l’existence d’un monde propre de l’enfant où finalement, selon l’analyse de la philosophe, ce dernier subit une oppression beaucoup plus forte et tyrannique encore que celle de l’adulte, qui est celle de ses « pairs ». C’est le groupe des enfants qui détient alors l’autorité suprême sur l’individu, une autorité sous emprise (comme le note Meirieu) à laquelle l’enfant est incapable de se soustraire.

La deuxième raison repose sur le fait que la pédagogie est malheureusement devenue, dans la deuxième moitié du XXe siècle, une science de l’enseignement à part entière, et s’est totalement affranchie du savoir à enseigner.

La troisième idée, se posant comme la réalisation pragmatique de la deuxième, suppose d’avoir laissé tomber le savoir (considéré comme élitiste) pour le le savoir-faire (le faire s’étant alors substitué à l’apprendre).

La crise de l’éducation que nous traversons traduit, selon Hannah Arent, l’instabilité des sociétés modernes et leur rapport plus que complexe à l’autorité, notion souvent mal comprise et mal interprétée, mais toujours très contestée !

Si cela vous inspire, j’aimerais bien avoir vos avis là-dessus…

Un chiffre époustouflant…

Créé par le 31 oct 2009 | Dans : Actualités, une vie de prof

Voilà un chiffre époustouflant que je voudrais proposer à votre réflexion, ce matin, et qui moi, me laisse songeuse et inquiète. Cela me permettra aussi de revenir sur mon métier de prof, chose que je n’ai quasiment pas faite depuis le retour des vacances d’été… attestant, par ce silence, le fameux proverbe populaire disant que lorsqu’il n’y a pas de nouvelles, c’est que les nouvelles sont bonnes.
Enfin, elles ne le sont pas tant que ça ! J’en viens à mon chiffre…
10 % des jeunes qui sortent du système scolaire français, qu’ils soient ou non diplômés, sont illettrés. Je n’ai pas vérifié mes sources, le chiffre me vient du JT de TF1 et mérite sans doute un (petit ) réajustement, mais tout de même il est effarant et devrait alarmer son monde !!

Pris tel qu’il est donné, il signifie, et je le pose ainsi pour qu’il apparaisse dans toute son énormité, que sur soixante millions d’individus, six millions – ayant atteint l’âge de 16 ou 17 ans – sont demeurés au stade du déchiffrement d’un texte ; ne parviennent pas après lecture, à en restituer le sens et truffent leurs propres productions écrites de fautes d’orthographe, lexicales et/ou grammaticales….

A l’heure où quelques illustres penseurs iufmiens nous expliquent, comme le confirme Mademoisill sur son blog, que la dictée est une activité traumatisante pour les mômes (il est vrai qu’elle est l’unique épreuve à barème dégressif, mais elle permet aussi, comme le note (future) ex-prof, d’acquérir des automatismes d’écriture !!), il serait bon, je crois, de s’interroger sur ce que nous devons absolument transmettre à tous les enfants, à tous les adolescents qui nous sont confiés (et qui constitueront, cela n’est pas anecdotique, les consommateurs et électeurs de demain).

Qu’est-il raisonnablement possible de faire, ou de prétendre faire dans la société lorsqu’on n’a pas acquis les règles fondamentales de la langue qui y est parlée ? Que comprenons-nous alors des slogans publicitaires, des messages politiques, de l’autre ?

Les mots, la langue sont l’outil fondamental de l’adaptation au monde. Comment une société qui se dit civilisée peut-elle donc assumer un tel échec ?

Paradoxalement à ce chiffre, et cela non plus n’est pas anecdotique, les heures d’enseignement du français sont d’année en année, rognées. Lorsque j’ai commencé, il y a une dizaine d’années, je donnais 6h30 de cours en classe de 6e. Aujourd’hui, je n’ai plus que 5h.
L’enseignement du français en classe de 5e est de 4h… autant que l’EPS (or, je rappelle qu’un grand pourcentage d’élèves pratiquent déjà un sport, en périscolaire).

L’annonce du pourcentage de l’illettrisme en France devrait fédérer autour d’un objectif de société commun, et certainement pas derrière cette idée facile et préconçue selon laquelle dans toute société, il est naturel que certains soient laissés sur le carreau. C’est de la sélection naturelle, ça ! Ce n’est pas de la civilisation !!!

Tous ceux que le système laisse sur le carreau, seront tôt ou tard – s’ils ne le sont pas déjà – conduits à interroger le système ! Quels outils d’interrogation utiliseront-ils ? Je doute qu’il s’agisse des mots !

A la manière de Brassens…

Créé par le 11 oct 2009 | Dans : Actualités, Exercices de style

La Marine

On les r’trouve en raccourci
Dans nos p’tites colères d’un jour
toutes les haines, tous les mépris
Des colères qui durent toujours

C’est là l’sort de la Marine
Et de toutes ses p’tites lubies
On accuse, vite un mec
Pour ses baisers, l’corps avec

Et la honte et l’infamie :
Calomnie, pour un retour
Il y a tout, en raccourci
Des grandes colères, au parti.

On a ri, on l’a baisé,
Sur ses choix, sur son passé
A son texte on a fait dire
C’qu’on voulait : on n’sait pas lire !

Tout c’qu’on croit en un seul jour
Et comme on n’ sait pas vraiment,
On y croira pour toujours :
Les rumeurs, ça sent longtemps !

Y a au parti une odeur
De rancœur et de goudron
Ça vous met la gerbe au cœur
La peine aussi, ça c’est con

On est là pour dénoncer
Pour mépriser, car d’nos jours
C’est ça qui vous fait gagner
Ca marche bien de calomnier

C’est là l’sort de la Marine
Et de toutes ses p’tites lubies
On accuse, vite un mec
Pour ses baisers, l’corps avec

On aurait beau retrouver
Le chemin du vrai, du faux
Tout le mal a été fait
homo, pédo : même bateau !

Toutes les haines, tous les mépris
Des colères qui durent toujours
On les r’trouve en raccourci
Dans les calomnies d’un jour…

Polanski en prison…

Créé par le 02 oct 2009 | Dans : Actualités

Dans notre société, on adule ou on déteste : il n’y a pas de juste milieu. Ainsi, quand l’un de ceux qui a été adulé passe de l’autre côté, notre société le charge de ses propres maux : les frustrations des précaires face aux riches, le sentiment d’injustice des plus pauvres quand on leur met sous le nez les conditions de vie des plus aisés.

Il n’y a pas de juste milieu. L’homme de la rue se nourrit de la vie des stars, en alimente ses fantasmes les plus inavouables et se délecte de la vie des « people » en remplissant sa vie vide et dérisoire d’anonyme, des illusions que suscite chez lui la simple évocation de la célébrité… mais qu’on ne s’y trompe pas, il n’y a aucun amour là dedans ! Projetant dans la star les rêves les plus fous, inaccessibles de sa misérable existence, il n’hésite pas à condamner, à juger, à se venger de son sentiment de nullité sur la star mise à l’index.

il n’y a pas, il ne peut y avoir de juste milieu dans une société qui a fait de l’excès et de la confusion sa ligne de conduite.

Roman Polanski en prison ??? C’est bien fait pour lui !!! Il n’avait qu’à pas abuser de la naïveté d’une enfant de treize ans !
Cela fait trente deux ans ? Polanski venait de voir sa femme assassinée, était-il un peu perdu ? Il nous a ensuite apporté toute l’intelligence de ses films excellents ? Qu’importe ? Il est passé de l’autre côté ! Là où les aisés du monde n’inspire plus le rêve et la merveille des paillettes mais deviennent le réceptacle des frustrations des hommes ordinaires et de leur vengeresse vacuité.

A la manière de Montesquieu

Créé par le 08 juin 2009 | Dans : Actualités, Exercices de style, Pages d'écriture

Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre la Terre malade, voilà ce que je dirais :

les Hommes d’Occident ayant commencé par exterminer ceux de l’Amérique, puis par réduire en esclavage ceux de l’Afrique, ils ont dû mettre leur puissance à l’épreuve en se mesurant à la Terre.

La vie serait trop monotone, si l’on ne saccageait pas le monde.

La Terre dont il s’agit peut être si sauvage, si cruelle, si imprévisible, qu’il est presque impossible de la plaindre.

On ne peut se mettre dans l’esprit que la volonté de plaisir, naturellement au service de nos sens, nous exhorte un jour à prendre conscience de ce que nous faisons.

Il est si naturel de ne penser qu’à soi, que je ne vois pas pourquoi nous nous étonnerions de la disparition des espèces animales ou végétales, soi-disant victimes de nos agissements.

On peut juger de la grandeur d’une civilisation à son aptitude à la destruction, qui, chez les peuples de Mongolie qui ne sont pas du tout civilisés, est presque totalement absente.

Une preuve que la Terre est inutile, c’est que certains scientifiques du monde – les plus éminents – envisagent, à terme, le déplacement de l’espèce humaine vers une autre planète.

Il est impossible que nous supposions que ces gens-là ne soient pas dignes de confiance, parce que si nous doutions de leur intelligence nous mettrions du même coup la nôtre en question.

De petits esprits exagèrent trop le mal que nous faisons à la Terre. Car si ce mal était tel qu’ils le disent, ne serait-il pas venu à la tête des plus grands financiers, qui font entre eux tant de belles choses, d’en faire une bien plus grande à l’égard de la planète ?

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