Quel traitement les médias feront-ils de ce qui s’est passé hier ?
Savez-vous, vous-même, d’ailleurs ce qui s’est passé ? Etes-vous au courant qu’un film – offert par son réalisateur en toute gratuité, sans droit d’auteur et disponible sur internet – a été diffusé dans soixante-dix pays du monde en même temps ? Savez-vous qu’hier soir il y avait des dizaines de milliers de personnes sur le Champ de Mars à Paris, pour le visionner et qu’ailleurs, dans d’autres pays, autant de personnes se regroupaient dehors, dans les salles de cinéma, devant leur télévision pour voir ce film fédérateur ?
Non, ce film n’est pas un « super » match de football ; il ne transmet pas non plus le casting géant et planétaire de la prochaine Nouvelle Star ! Ce film nous parle de nous, de l’avenir de l’humanité et des choix que nous avons à faire, rapidement… dans les dix prochaines années.

Je me pose la question de savoir si vous êtes au courant, car ce matin, encore sous le choc des images superbes et terribles que j’ai vues, naïvement persuadée que tout le monde aujourd’hui parlerait de ce film et envisagerait les décisions à prendre, je m’aperçois que les grands titres des journaux disponibles sur le Net parlent des Bleus, de Roland Garros, d’Obama en France, du Liban coupé en deux, des élections européennes… mais pas (ou pas encore) de l’impact du film de Yann Arthus-Bertrand.

Je ne décrirai pas la beauté des images de Home, aucun mot n’étant suffisant pour dire la splendeur, la majesté de notre planète.
Je ne parlerai pas non plus du miracle qui nous a été offert : l’exception improbable de la Vie ; une Vie vieille de plus de trois milliards d’années.
Je ne dirai rien sur l’urgence de nos choix ni de ces choix ; juste qu’il nous reste dix ans, seulement dix ans, pour choisir.
Et je garderai pour moi l’émotion qui m’anime ce matin en pensant que l’Homme ne voit peut-être pas combien ce qu’il est chargé de préserver est aussi grand et merveilleux que fragile.

Le film Home de Yann Arthus-Bertrand est disponible en cliquant ici :

Les choix que nous ferons pour préserver ou non notre planète se feront à Copenhague, en décembre 2009. Vous pouvez contribuer à l’orientation de ces choix en signant l’appel.