une vie de prof

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Des idées ?? J’ai besoin d’aide…

Créé par le 20 avr 2010 | Dans : ma (petite) vie…, une vie de prof

Je fais aujourd’hui un appel sérieux à votre créativité ; disons l’appel du 20 avril, mon général ! Dans le cadre d’une pièce de théâtre avec tout petits moyens, comment procéderiez-vous pour faire un nez, et qui plus est le nez de Pinocchio ?

Notez que j’offrirai à celui ou celle qui m’aidera à trouver l’astuce un kilo de carottes ou une magnifique paire de tongs. Ou même les deux, tiens ! :)

La crise de l’éducation (suite) – L’autorité

Créé par le 14 nov 2009 | Dans : Actualités, une vie de prof

Voici une définition très porteuse de l’autorité, que je vous propose ici. Elle nous vient de Myriam Revault Allonnes, qui est philosophe et professeur des Universités, et complète l’analyse de la crise de l’éducation de Hannah Arendt, tout en nous conduisant à mettre en relation AUTORITE et TRANSMISSION.


« Qu’en est-il de l’autorité dans un monde où l’arrachement à la tradition et au passé a pris valeur de mot d’ordre ? Que devient l’autorité lorsqu’elle se trouve confrontée à l’individualisme et à l’égalisation démocratique et que de surcroît le futur comme c’est le cas aujourd’hui se dérobe à toute espérance ?
L’autorité ne se confond pas avec le pouvoir. Elle appelle la reconnaissance plus qu’elle ne requiert l’obéissance. Elle se déploie dans la durée alors que le pouvoir est d’abord lié au partage de l’espace. Parce qu’elle assure la continuité des générations, la transmission, la filiation, tout en rendant compte des crises qui en déchirent le tissu, elle est une dimension fondamentale du lien social.
Si pour nous l’autorité est encore porteuse de sens, ce n’est pas parce qu’elle se réclame d’un monde vétuste, mais parce qu’elle nous fait naître neufs dans un monde plus vieux que nous. Qu’est-ce que l’autorité, sinon le pouvoir des commencements, le pouvoir de donner à ceux qui viendront après nous la capacité de commencer à leur tour ? Ceux qui l’exercent mais ne la détiennent pas autorisent ainsi leurs successeurs à entreprendre quelque chose de nouveau, c’est-à-dire d’imprévu. Commencer, c’est commencer de continuer. Mais continuer, c’est aussi continuer de commencer. »

La crise de l’éducation, Hannah Arendt

Créé par le 13 nov 2009 | Dans : Actualités, une vie de prof

Analysant, dans ce petit article tiré de La crise de la culture, la crise du système scolaire américain, Hannah Arendt considère que la crise que traverse aujourd’hui l’éducation est liée à trois raisons, qu’elle appelle « idées de bases ».

la première consiste à avoir affranchi l’enfant de l’autorité de l’adulte et à avoir considéré, non plus l’enfant comme un être en devenir, mais comme un être, accompli, à part entière. Ainsi, l’on a reconnu l’existence d’un monde propre de l’enfant où finalement, selon l’analyse de la philosophe, ce dernier subit une oppression beaucoup plus forte et tyrannique encore que celle de l’adulte, qui est celle de ses « pairs ». C’est le groupe des enfants qui détient alors l’autorité suprême sur l’individu, une autorité sous emprise (comme le note Meirieu) à laquelle l’enfant est incapable de se soustraire.

La deuxième raison repose sur le fait que la pédagogie est malheureusement devenue, dans la deuxième moitié du XXe siècle, une science de l’enseignement à part entière, et s’est totalement affranchie du savoir à enseigner.

La troisième idée, se posant comme la réalisation pragmatique de la deuxième, suppose d’avoir laissé tomber le savoir (considéré comme élitiste) pour le le savoir-faire (le faire s’étant alors substitué à l’apprendre).

La crise de l’éducation que nous traversons traduit, selon Hannah Arent, l’instabilité des sociétés modernes et leur rapport plus que complexe à l’autorité, notion souvent mal comprise et mal interprétée, mais toujours très contestée !

Si cela vous inspire, j’aimerais bien avoir vos avis là-dessus…

Un chiffre époustouflant…

Créé par le 31 oct 2009 | Dans : Actualités, une vie de prof

Voilà un chiffre époustouflant que je voudrais proposer à votre réflexion, ce matin, et qui moi, me laisse songeuse et inquiète. Cela me permettra aussi de revenir sur mon métier de prof, chose que je n’ai quasiment pas faite depuis le retour des vacances d’été… attestant, par ce silence, le fameux proverbe populaire disant que lorsqu’il n’y a pas de nouvelles, c’est que les nouvelles sont bonnes.
Enfin, elles ne le sont pas tant que ça ! J’en viens à mon chiffre…
10 % des jeunes qui sortent du système scolaire français, qu’ils soient ou non diplômés, sont illettrés. Je n’ai pas vérifié mes sources, le chiffre me vient du JT de TF1 et mérite sans doute un (petit ) réajustement, mais tout de même il est effarant et devrait alarmer son monde !!

Pris tel qu’il est donné, il signifie, et je le pose ainsi pour qu’il apparaisse dans toute son énormité, que sur soixante millions d’individus, six millions – ayant atteint l’âge de 16 ou 17 ans – sont demeurés au stade du déchiffrement d’un texte ; ne parviennent pas après lecture, à en restituer le sens et truffent leurs propres productions écrites de fautes d’orthographe, lexicales et/ou grammaticales….

A l’heure où quelques illustres penseurs iufmiens nous expliquent, comme le confirme Mademoisill sur son blog, que la dictée est une activité traumatisante pour les mômes (il est vrai qu’elle est l’unique épreuve à barème dégressif, mais elle permet aussi, comme le note (future) ex-prof, d’acquérir des automatismes d’écriture !!), il serait bon, je crois, de s’interroger sur ce que nous devons absolument transmettre à tous les enfants, à tous les adolescents qui nous sont confiés (et qui constitueront, cela n’est pas anecdotique, les consommateurs et électeurs de demain).

Qu’est-il raisonnablement possible de faire, ou de prétendre faire dans la société lorsqu’on n’a pas acquis les règles fondamentales de la langue qui y est parlée ? Que comprenons-nous alors des slogans publicitaires, des messages politiques, de l’autre ?

Les mots, la langue sont l’outil fondamental de l’adaptation au monde. Comment une société qui se dit civilisée peut-elle donc assumer un tel échec ?

Paradoxalement à ce chiffre, et cela non plus n’est pas anecdotique, les heures d’enseignement du français sont d’année en année, rognées. Lorsque j’ai commencé, il y a une dizaine d’années, je donnais 6h30 de cours en classe de 6e. Aujourd’hui, je n’ai plus que 5h.
L’enseignement du français en classe de 5e est de 4h… autant que l’EPS (or, je rappelle qu’un grand pourcentage d’élèves pratiquent déjà un sport, en périscolaire).

L’annonce du pourcentage de l’illettrisme en France devrait fédérer autour d’un objectif de société commun, et certainement pas derrière cette idée facile et préconçue selon laquelle dans toute société, il est naturel que certains soient laissés sur le carreau. C’est de la sélection naturelle, ça ! Ce n’est pas de la civilisation !!!

Tous ceux que le système laisse sur le carreau, seront tôt ou tard – s’ils ne le sont pas déjà – conduits à interroger le système ! Quels outils d’interrogation utiliseront-ils ? Je doute qu’il s’agisse des mots !

La rentrée des profs…

Créé par le 01 sept 2009 | Dans : une vie de prof

Tout commence en salle des profs lorsque pénètrent une à une, dans le sacro saint temple de l’enseignement en pause, les mines souriantes et dorées par le soleil des collègues. Il n’y a que deux jours dans l’année où (presque) tous les profs font la bise à (presque) tous les profs : le 31 août et le 6 janvier.

Et pendant une demie heure, de petits groupes d’enseignants, n’ayant pas encore déchaussé leurs tongs, comme s’ils voulaient par ce stratagème faire durer encore un peu le temps des vacances, se forment ici ou là et se racontent les uns aux autres leurs voyages au bout de monde, les chamboulements dans leur vie, leur repos bien mérité, leurs découvertes originales : une aurore boréale en Island, la parade amoureuse des oiseaux bleus en Equateur, le camping des Castors au Grau du Roi.
- On croit toujours que l’on va avoir le temps de faire un million de choses pendant deux mois, dit l’un.
- Et en réalité, on ne voit pas le temps passer, acquiesce l’autre dans un sourire.

Et puis le chef d’établissement pénètre à son tour, surfant avec superbe d’un groupe à l’autre, se tenant au courant de l’essentiel, et finissant par annoncer à haute voix, de sorte d’être entendu par tous, que la réunion pédagogique va bientôt commencer.
On se dirige alors lentement vers la salle prévue à cet effet, poursuivant la conversation joyeuse, le récit enjoué des occupations estivales, remarquant quelques nouvelles têtes qui attendent patiemment, un peu à l’écart, d’être présentées.

Il est 9 heures du matin : chacun a pris sa place dans le grand U ; la réunion de pré-rentrée commence !

Les nouvelles têtes sont priées de s’attribuer un nom et une matière ; les enseignants ou personnels administratifs référants priés quant à eux de lever le doigt pour que les nouvelles têtes sachent à qui s’adresser, en cas de besoin.

Les résultats du DNB sont annoncés triomphalement. On laisse transparaître sa stupéfaction à l’annonce de l’élève untel qui n’aurait pas pris la peine d’aller passer l’examen.
Et puis se déroulent comme un tapis rouge tous les paradigmes lexicaux et sigles nébuleux que seuls les enseignants savent identifier en leur restituant tout leur sens : les HSA ; les HP ; le B2I ; les PPRE ; l’IPR ; le BO ; les IDD ; les PP ; le virus H1N1 …
Le temps passe tandis que l’on est priés de se répartir par matière pour travailler, jusqu’à midi, sur l’entrecroisement entre socle commun et progressions annuelles. La répartition par groupe favorisant les confidences, on repart avec entrain sur les vacances… :)

Les vacances ! Zut… voilà que l’on prend enfin conscience qu’elles sont finies et qu’une nouvelle année commence qui sera sans doute bien remplie.

Il sera bientôt midi.
- Déjà, que le temps passe vite !
- En tous cas, moi j’ai faim. J’espère que le chef aura préparé quelque chose de bon à la cantine.

Et oui, c’est la reprise, comme disait l’immense Zidane (:

Créé par le 19 août 2009 | Dans : une vie de prof

En regardant les infos, hier soir, j’ai été littéralement surprise de constater que certains petits loups avaient déjà repris le chemin des écoliers. « Bigre, me suis-je dit stupéfaite, DÉJÀÀÀÀÀÀÀÀÀÀ !!!! »

En vacances, j’ai toujours l’impression que le nouveau rythme que je m’octroie, fait de grasses matinées peuplées de lectures, durera ad vitam. Alors vous comprendrez ma surprise quand, dégustant malgré l’épouvantable chaleur vespérale estivale, mon poisson à la provençale accompagné de riz pilaf, je me suis trouvée nez à nez avec de petites têtes blondes et brunes arborant leur cartable tout neuf.

Une drôle de petite voix s’est alors réveillée en moi, m’exhortant de ce pas à aller préparer la nouvelle année qui s’annonce.

Finito les gros dodos, qu’elle disait ! Il faut se remettre en condition ilico presto et sans sourcillo ! La vie ne fait pas de cadeau !!!

Alors voilà, ce matin je m’y remets doucement… tout doucement…

Pas encore fini… mais bientôt !

Créé par le 29 juin 2009 | Dans : une vie de prof

Alors que certains profs commencent dès aujourd’hui à se la couler relativement douce, d’autres – dont je fais partie – ont encore une semaine bien chargée avant que ne débutent leurs vacances.
En effet, entre la journée d’accueil des futurs sixièmes, les deux réunions pédagogiques, la surveillance ET la correction du brevet où je suis doublement convoquée, je travaille pour ma part tous les jours, jusqu’à vendredi.
Mais bon, je n’ai jamais été si proche des vacances d’été et comme dirait l’immense La Fontaine « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

L’heure des vacances sonnent aussi l’heure des bilans et des bonnes résolutions estivales.

Au travail, je m’en suis donc plutôt bien sortie, dans l’ensemble ! Comme j’ai eu la mutation que je demandais, c’étaient cette année mes premiers pas dans l’établissement. J’y ai pris, avec enthousiasme, la charge d’une classe théâtre et même si l’expérience fut relativement éprouvante, s’il a fallu tout mettre en place et « faire mes preuves », je suis parvenue à atteindre mes objectifs initiaux et je sais que mes élèves quittent la classe avec beaucoup de belles choses en tête, de bons souvenirs et une expérience relativement approfondie du genre théâtral.
Avec les collègues, je ne me suis, disons, pas trop mal intégrée. Dans les équipes pédagogiques, il y a toujours des clans, des discordes, des sous-entendus ou même parfois de vrais coups vaches, mais dans l’ensemble, j’ai réussi pour ma part à faire mon petit trou sans trop m’exposer ni rester trop à l’écart.
Autre point positif ! J’ai changé d’échelon cette année et je suis passée au grand choix, ce qui est une excellente chose puisque cela signifie que mes notes (pédagogiques et administratives) sont plutôt bonnes !

Dans l’ensemble, je suis donc assez satisfaite de cette année, même si je sais que l’an prochain – esprit perfectionniste oblige – j’aurai envie de faire encore mieux !
Pour ce faire, je vais profiter des vacances d’été pour m’avancer un peu, bâtir des progressions annuelles en béton et préparer ma deuxième année de théâtre ! D’ailleurs, je fais à ce propos un appel aux enseignants qui me lisent ! S’ils ont des idées de spectacle théâtral à monter avec des collégiens, je suis preneuse…

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