une vie de prof

Articles archivés

Des airs de vacances…

Créé par le 25 juin 2009 | Dans : une vie de prof

En ce moment, le collège a des airs de vacances.

Les troisièmes ont été libérés en fanfare mardi soir, après les cours (révisions du brevet obligent !!) ; les profs viennent assurer leur enseignement en débardeurs, et malgré la fatigue, affichent d’agréables sourires ; les élèves ont chaussé leurs plus ravissantes tongs !

La documentaliste réceptionne les manuels scolaires ; certaines salles de classe deviennent inaccessibles pour cause de travaux estivaux ou de nettoyage ; la secrétaire fait mettre dans les casiers des enseignants les plus étourdis les factures impayées de cantine !

Certains profs râlent un peu lorsqu’ils découvrent les classes qui leur seront confiées à la rentrée prochaine tandis que d’autres ont du mal à cacher leur satisfaction.

Quelques élèves de troisième viennent à la sortie des cours, les cheveux teints comme des supporters de foot, apostropher les surveillants qui ont du mal à contenir tout ce petit monde hilare !

Aujourd’hui, il sera sans doute très difficile de disposer du matériel audio-visuel, et demain s’enchaîneront de toute évidence les goûters et autres activités de centre aéré !

C’est une fin d’année ordinaire, dans un collège ordinaire qui affiche quelques heures voire quelques jours avant le retentissement du gong final, ses airs de vacances…

J -1

Créé par le 19 juin 2009 | Dans : une vie de prof

Voilà, ouf !!!!!!!!!! La représentation théâtrale de mes sixièmes est passée !
Ca a été un véritable succès. Ils ont été extra, super, merveilleux, splendides… Et même s’ils ont dû rester concentrés de 8h du matin jusqu’au soir (où nous avons enchaîné répétitions, relaxation et jeux jusqu’au spectacle final) ils ont réussi à rester mobilisés et à donner le meilleur d’eux-mêmes.

C’est pour moi, la première expérience de ce type mais je reprends l’an prochain … Je serai encore prof principale d’une classe-théâtre !

Yalla !

Perles d’élèves !

Créé par le 10 juin 2009 | Dans : une vie de prof

Dans le cadre d’un contrôle de vérification des connaissances, en classe de sixième, sur les textes fondateurs, voilà ce que je viens de corriger.

A propos d’Ovide et des Métamorphoses
* Ovide a vécu sous le règne de Midas
* Ovide s’est métamorphosé en 17 après JC
* Le roi Midas s’est fait tuer au Sénat par des sénateurs, dont son fils.
* Le roi Midas a été exilé ; comme Homère et Narcisse.
* Midas a été transformé en fleur de narcisse.
* Narcisse a été transformé en statue par un serpent magicien.

A propos de Virgile et de L »Enéide
* Virgile était proche de l’empereur Auguste ; il lui écrivait plein de poèmes et il était grec.
* La mère du poète Virgile était une déesse.
* Virgile a été enlevé et il en est mort.

A propos d’Homère et de l’Odyssée
* Le mot Odyssée vient du latin ; il signifie guerre de Troie et retour d’Ulysse à Ithaque.

A propos de la Bible
* Le mot Bible vient du grec « ta biblia » qui signifie la bibliothèque, ou tout ce qui tourne autour du livre.
* C’est Ulysse qui a transmis le Décalogue aux Hommes.
* Le Décalogue c’est une petite tablette sacrée que Dieu a donné à Marie.

Les cerveaux saturent !!! Vivement les vacances !!!!

Réformer pour mieux sauter !

Créé par le 28 mai 2009 | Dans : une vie de prof

J’apprends qu’il est possible, du moins envisageable, que notre façon d’enseigner la langue française, à  nous professeurs de français en collèges, risque de subir, d’ici quelques temps, un ou deux petits changements ! Bien sûr, il s’agit d’une litote (un procédé d’atténuation) pour signifier qu’en réalité nous allons peut-être d’ici quelques années subir une nouvelle réforme.
Personnellement, je fais partie de la génération « travail en séquences » et je m’oppose donc, par ma formation, (m’opposer est ici un procédé d’exagération, une hyperbole !) à  la génération du « c’est lundi c’est ravioli » !

Mais je m’explique afin de rendre mon propos plus accessible aux néophytes-fidèles-lecteurs de mon blog (:

Lorsque j’ai passé le concours pour devenir prof certifiée, labellisée, il fallait absolument intégrer et mettre en application la notion de séquences d’enseignement. C’était le grand truc… et l’idée est loin d’être stupide ! En réalité, on décloisonne les apprentissages, on arrête de fragmenter la langue française, de la transmettre par petits bouts compacts ; on évite de distinguer conjugaison, grammaire, orthographe, significations du texte… puisqu’on aborde alors ce même texte dans son unité, selon des objectifs d’apprentissage qui ne dissocient plus, comme le faisaient nos ancêtres, les différents aspects de notre langue magnifique ! Je sais, ça a l’air confus comme ça ! Il m’a personnellement fallu un an d’étude acharnée pour finir par comprendre ce que ça voulait dire et obtenir un joli 14 à  l’écrit du concours interne ! Et pour finir, je l’avoue, par aimer cette façon intelligente de travailler (intelligente dans le sens de faire des liens) et d’aborder notre langue ! Même si cette façon a quelques revers : beaucoup moins de grammaire de phrases et intégration fulgurante, dans notre jargon pédagogique, de tout les paradigmes lexicaux de nos lointains cousins… les stylisticiens ! Ainsi, c’est à  grands coups de typologie des discours et d’énoncés ancrés dans la situation d’énonciation que nous enseignons des choses assez simples, finalement ! Bref…

MAIS QU’APPRENDS-JE AUJOURD’HUI ??????
Qu’il est possible, du moins envisagé par certains fondamentalistes, que nous revenions unanimement aux vieilles casseroles de la famille Groseille ! C’est-à -dire que l’on va refermer les fenêtres et recloisonner tout ce que l’on a décloisonné pour revenir aux petites cases : lundi conjugaison ; mardi lecture ; jeudi orthographe et vendredi rédaction…

Je me demande songeuse si l’Education Nationale a envisagé la réforme « Ayons confiance dans les profs« , quelle que soit leur méthode d’enseignement !
Puisque finalement, on se fiche des casseroles utilisées par un cuisinier pourvu que ce qu’il nous serve à  table soit réussi, non ??? Bon ce n’est pas si simple…

Allez, je fais un rêve de prof (qui risque un jour, comme les plus anciens, de se voir imposer de nouvelles méthodes de travail )
Je fais confiance aux profs, tu fais confiance aux profs, vous avez fait confiance aux profs, nous ferons confiance aux profs… Et demain, un enfant aux cheveux d’or viendra nous sauver du marasme des réformes à répétitions qui déconstruisent et reconstruisent indéfiniment de nouvelles méthodes d’enseignement !

Le métier de prof…

Créé par le 21 mai 2009 | Dans : une vie de prof

Allez je profite de m’être levée tôt, d’être en repos quelques jours, pour laisser de côté ma valise à livres (vous avez déjà quelques fameux titres …pour la plage !!) et vous parler de mon métier !

J’aime bien le mot métier concernant l’enseignement, j’aime bien ce qu’il recèle, ce qu’il suppose ; cette idée qu’enseigner c’est avant tout un savoir faire que le prof apprend au fur et à mesure des années à mettre en question, peaufiner, améliorer, explorer en long, en large et en travers.
Je ne sais pas au juste sur quoi repose ce savoir faire, ce savoir être prof ! Je sais simplement, quand j’entre dans une salle de classe, et cela depuis la toute première classe que j’ai eue il y a une dizaine d’années, que j’y suis à ma place, que c’est une évidence pour moi d’être là, et cela quels que soient les élèves que j’ai en face.

Des classes, il y en a de toutes sortes et de toutes les couleurs et il faut savoir que chacune d’entre elles produit avec le prof une alchimie particulière ! Ainsi, on peut se sentir une bonne enseignante avec l’une et absolument nullissime avec une autre ! En réalité, tout ne dépend pas que du prof : les bonnes classes font aussi les bons enseignants !
J’ai eu quelques classes, malheureusement, avec lesquelles la sauce n’a pas pris. Je me souviens notamment d’une classe de troisième extrêmement faible et particulièrement dissipée. Lorsqu’est arrivée la fin de l’année, même si je n’avais pas renoncé à ma mission – transmettre du savoir, faire progresser, préparer pour le brevet – j’ai su que je n’étais pas parvenue à extraire l’étoile filante du chaos, que le soufflet n’avait pas pris ! On quitte ce genre de classes très mécontent de soi, avec un fort sentiment d’échec. Un prof aime quand ça fonctionne, il aime mettre de bonnes notes (contrairement aux idées reçues) et il adore voir dans le regard des enfants qui lui sont confiés le sourire de la confiance et de la gratitude. Qu’est-ce qui fait que parfois ça ne marche pas ? Je ne sais pas vraiment ! Il suffit quelques fois de trois ou quatre élèves, de fortes têtes, pour saboter une classe et ficher une sale ambiance !
Heureusement, j’ai davantage de bonnes expériences que de mauvaises, parce que quand ça ne marche pas, je m’accroche, je ne renonce pas, je me pose des questions, je modifie ma façon de faire, je m’adapte, je surprends … et forcément, dans la majorité des cas, les classes sont réceptives et nous pouvons alors commencer à travailler.

De bonnes expériences oui, j’en ai eu et j’en ai encore cette année. Avec la classe dont je suis prof principale, nous montons une pièce de théâtre ! Je suis époustouflée par leur qualité de jeu, leur envie de bien faire, leur attention face aux remarques. Et je ne sais pas très bien si c’est moi qui ai su leur donner l’envie de réussir ou si ce sont eux qui, indépendamment de moi, ont un réel talent !
Avec ma classe de cinquième, nous avons eu un démarrage un peu difficile ! Je les trouvais faibles, bavards, casse pieds ! Ils trouvaient que je parlais trop vite et que je mettais trop de devoirs ! Finalement, je les trouve supers et eux, quelques uns d’entre eux, viennent se confier à moi, me faire lire leurs poèmes…

On sait que ça marche quand on entre en classe avec plaisir, quand les élèves sortent de classe en disant « au revoir », quand ils rient à nos blagues de profs, quand ils se mettent assez vite au travail, quand on sent en soi en les observant travailler qu’on a réussi à créer une ambiance de classe saine, agréable et motivante …

On sait alors qu’on n’est pas devenu prof par hasard et que ce que l’on fait, c’est un véritable métier !

Etude de la langue et savoir être

Créé par le 17 mai 2009 | Dans : une vie de prof

Un article très intéressant sur les relations prof-élèves, que j’ai lu et commenté ce matin sur le blog de Future ex prof (je la remercie chaleureusement au passage d’avoir fait un lien spécial vers mon blog !), me donne l’idée de prolonger la réflexion ici … en abordant la question des registres de langue.
Quel rapport entre les deux ? me demanderez-vous en nombre ! Et bien, je vais de ce pas m’expliquer.

L’étude des registres de langue, qui s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une séquence sur la communication, notamment en classe de sixième, donne la possibilité de conduire les plus jeunes collégiens à comprendre que lorsque l’on parle ou écrit, la première des règles à suivre est d’adapter son registre de langue au destinataire. Concrètement, cela veut dire que l’on ne parle pas au professeur comme à ses parents ou à ses copains. Ca, les enfants le comprennent plutôt bien… Mais si nous n’approfondissons pas un peu, il me semble que cette compréhension se fait de manière uniquement théorique et superficielle.
Ce qui est vraiment intéressant alors d’explorer avec eux c’est la notion de registre familier et de soumettre à leur réflexion les interrogations suivantes : dans quels cas peut-on utiliser un niveau de langue familier ? pourquoi ne doit-on pas l’utiliser avec ses professeurs ?

Au premier abord, la langue familière les fait rire car ils y associent tous les gros mots et autres joyeusetés du langage qu’ils connaissent. Ainsi parler familièrement au prof reviendrait, pour eux, à ne pas le respecter. Il sont loin alors d’imaginer que le registre de langue familier recèle d’autres enjeux.
En effet, quand on leur montre qu’il implique d’abord et surtout un rapport de familiarité, entre les interlocuteurs, un rapport où l’affectif domine, on les conduit du même coup à réaliser qu’il existe un moyen linguistique permettant de reconnaître que les relations avec le prof ne sont pas comme celles avec papa ou maman ou copain untel ; que dans le cadre de la classe, où l’objectif est essentiellement d’apprendre et progresser, on emploiera cet outil fort simple et tout à fait adéquat : la langue courante qui ne suppose d’autres intentions, de la part de l’émetteur, que le contenu de ce qu’il dit.

Cette séance de cours sur, finalement, les enjeux de la familiarité permet, par le détour, d’aborder le fonctionnement de la vie en classe, de donner des repères importants aux plus jeunes collégiens, et de saisir que le savoir être c’est surtout savoir s’adapter.

sensations…

Créé par le 16 mai 2009 | Dans : une vie de prof

S’il est bien une chose que les élèves doivent connaître, ce sont leurs cinq sens et le nom des sensations qui leur sont associées.
Chaque année, je mets un point d’honneur à ce qu’ils sachent les énumérer et développer un champ lexical, de plus en plus riche de la sixième à la troisième, susceptible d’exprimer avec justesse, de manière approfondie et variée, toute la richesse de leur ressenti.
Ce que nous ne savons pas nommer nous échappe, en effet, et s’il est bien une chose qui me semble essentielle, beaucoup plus fondamentale que la connaissance du nombre de vers composant l’Odyssée ou des dates de vie et de mort de Victor Hugo, c’est la connaissance de soi, du lexique capable d’exprimer ce que l’on sent en soi.
En fait j’écris ce petit texte depuis le jardin de la maison, il est près de dix sept heures, et je sens bien, à la nature en fête autour de moi, qui m’offre d’agréables et subtils parfums, je sens bien au foisonnement de chants d’oiseaux, aux bourdonnements des insectes, aux murmures du vent qui caresse mon bras, à la chatte qui se roule et se tortille aux anges et au soleil, je sens bien à la beauté luxuriante, verdoyante et tranquille qui m’entoure toute la vérité de mes sensations, toute leur richesse et leur importance…

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